Virus macronien VS coronavirus

La psychose instillée à dose progressive depuis 15 jours autour du coronavirus permet de façon très utile de monopoliser les chaînes d’infos et de détourner de façon opportune les français du débat houleux sur les retraites.

Face au virus macronien de destruction massive des acquis du CNR (Conseil National de la Résistance), le coronavirus arrive en renfort, comme du pain béni. Il met un coup d’arrêt immédiat aux palabres sur les retraites, aux cafouillages  de communication autour d’une réforme impopulaire, mal préparée et mal financée. Il clôt les critiques au sujet du caractère idéologique de cette réforme loin d’être nécessaire et qui aura pour tous des conséquences désastreuses.

La communication des éléments de langage fonctionne à plein régime. En même temps qu’on laisse planer la peur sur le chaos qu’entraîne la maladie en mettant en avant les quarantaines et les décès, le gouvernement a laissé fuité depuis quelques jours la possibilité d’un recours hypothétique au 49.3. Un virus pour venir au secours d’un autre. 

Au fur et à mesure qu’apparaissent les premiers cas de coronavirus en France, les médias ont disséminé la peur de la contagion et de la mort. La peur constitue sans doute le virus le plus efficace pour empêcher une grande partie de nos concitoyens de penser. Elle constitue la botte secrète du dictateur, celle  qui lui permet de confiner les personnes à domicile et d’annuler toutes les manifestations sans que personne n’y trouve à redire !

Grâce à ce timing parfait, le gouvernement a passé en douce la réforme des retraites, ce samedi après midi, dans une France en week-end et en vacances scolaires, grâce au 49.3. Cette réforme très contestée  qui avait entraîné des grèves depuis 3 mois se solde K.O. avec un 49.3 sans aucun débat, noyée dans la psychose orchestrée autour d’une crise sanitaire !

Entendu sur BFM, suite à l’allocution d’Edouard Philippe ce 2 mars : “ Le coronavirus ce n’est pas le lieu d’une discussion politique, mais une manière de rassurer les français”. Les mensonges sont là, comme toujours pour justifier l’injustifiable : le petit ronron de la propagande.

Mais la communication peine à convaincre réellement. On ferme certains endroits, pas d’autres. On annule des rendez-vous et des rencontres sportives, pas d’autres. Le Louvre est fermé, mais combien de lieux très fréquentés ne le sont pas ? Le président vient d’annuler ses déplacements. Edouard Philippe se veut rassurant. En clair, l’épidémie est grave, mais en même temps, tout va bien. Les réunions publiques de plus de 5000 personnes sont interdites mais pas les plus petites, élections municipales obligent ! Les usines de plus de 5000 salariés sont-elles concernées ? Non ! Les grandes surfaces ? Non plus, car il faut que les profits continuent.

Le coronavirus, tout comme le nuage de tchernobyl, obéit à la logique gouvernementale ! 

Chacun peut constater combien les arguments avancés sont flous et contradictoires. C’est sans doute ce qui caractérise le mieux le virus macronien : enfumage et approximation,  autoritarisme masqué de bienveillance, une grosse dose d’arbitraire, le tout sans aucun égard pour la population.

Pourtant depuis le début, les voix minoritaires de médecins, de pharmaciens et autres personnels de santé expliquent que le coronavirus n’est pas plus mortel qu’une simple grippe. Tous les ans entre 3000 et 8000 personnes meurent de la grippe en France sans que cela soit évoqué.  Il est clair que l’instrumentalisation qui entoure cette épidémie a de quoi interroger. Ce 3 mars on parle d’interdire les rassemblements à 1000 personnes. L’étau se resserre sur le droit de se réunir et de se déplacer. Car le virus a bon dos. Souvenons-nous de La Peste de Camus et de V pour Vendetta, un film d’anticipation qui montre un dictateur arrivé au pouvoir grâce à une épidémie mortelle.

La peur de la mort reste le meilleur moyen d’imposer n’importe quoi à une population démunie, incapable de comprendre ce qui se passe et prête à croire tous ceux qui prétendent apporter des solutions. On voit sous nos yeux se rejouer la fable d’Hamelin, celle du joueur de flûte qui se présente comme un homme providentiel mais qui  mène les gens vers leur perte.