L’esclavage VS travail salarié: insurrection froide du salarié en cours…

Pourquoi faire cette horrible comparaison ? Deux raisons à cela. L’horrible époque que nous vivons nécessite ces efforts et parce qu’on ne peut remettre en cause l’ordre établi, des siècles d’impostures et de mensonges du système automate, avec des “s’il vous plaît “ et des “désolé” mon seigneur. 

Non, on s’insurge !

Et de toutes les manières possibles et inimaginables. On arrête sans délai de tolérer cette macabre mascarade. Oui macabre car le capitalisme tue ! On peut lui attribuer 25 000 homicides par jour de la faim ! Mais il tue bien au-delà de la faim dans le monde…

Ces morts-là ne sont que ses premiers homicides. Ces morts-là sont un peu sa marque de fabrique. 

Oui pour avoir des riches il faut des pauvres. Et au vu de la fortune de certains, il faut beaucoup de pauvres, très très pauvres 

siouplé missieur !

Revenons-en au travail. Quelle est la nature profonde du travail, dont notre chère paradigme, vante les mérites, la valeur, de toutes les manières possibles et inimaginables, des directions kapo-yndicales jusque dans les dessins animés pour vos bambins..

Chacun d’entre nous défend son travail comme une propriété, un droit, une activité individuelle qui sert à *vivre* ! 

Et qu’il peut, voire doit, défendre contre l’envahisseur étranger et contre l’ennemis du patron, le concurrent. 

Conditionnement à la loyauté pour un patronat, sans aucune réciprocité à part le démantèlement du sacro-saint CDI. Qui se rompt aujourd’hui plus facilement qu’un cdd. Voilà l’utopie capitaliste dans toute sa splendeur, croire à la sécurité du travail et du contrat passé avec le patron quand il à en fait moins de valeur qu’un rouleau de pq en période de confinement ! 

Le travail n’est rien d’autre qu’un *outil *du capitalisme parmi tant d’autres. 

Outil pour faire de l’argent sur le dos du salarié en le berçant d’illusion, et en le privant de toute autonomie, connaissance et d’attache au réel. 

Pour l’adulation d’une chaîne qui n’a d’agréable que ses promesses, la sécurité du travail, une belle vie, une belle mort !

Le système en place est à l’image des religions et fonctionne quasiment de la même manière, croyez ou partez. Croyez en moi, soumettez-vous et vous aurez le paradis. Sinon soyez maudit et brûlez ! 

Ne lisez qu’un seul livre toute la vérité, la seule vérité y a été consignée par Dieu en personne, rien que ça..

Soyez idiot, soyez dépendant de moi et n’essayez pas de sortir du temple ou l’on vous saisira tout, vos enfants inclus !

Le patron, nouveau maître esclavagiste, récompense le travailleur aliéné du labeur accompli avec un généreux salaire minimum appeler SMIC. Et d’une tape dans le dos. Certaines généreuses entreprises vont jusqu’à payer le cercueil et les obsèques. 

L’ironie de la situation est glaçante. Et me ferait rire si autant de zombies n’étaient pas connectés à cette matrice, néo-libérale.

Ceux qui exploitent sans limite, laissent aux travailleurs aliéné quelques miettes dans la gamelle, et partent rembourrer leur couche avec tous les bénéfices de l’exploitation du salarié. Voilà ce qu’ils nomment méritocratie !

Lorsque les Etats-Unis ont pris leur indépendance, ils ont longuement hésité entre le travail et l’esclavage.

Si à la fin, le choix du travail salarié a été fait, c’est simplement parce qu’il coûtait *moins cher que l’entretien des esclaves !*

L’esclavagiste était dans l’obligation de maintenir ses esclaves en état de santé suffisant, de les nourrir, de les loger et de les blanchir et de plus, il devait les acheter !!

Le salarié a pour seule richesse son salaire et doit réussir à se nourrir, se loger, se soigner, se reproduire… Et oui, faut continuer de créer la main d’œuvre ! Son petit salaire doit payer tous les frais y compris les impôts. Qui serviront à aider les entreprises, les premiers de cordées !

Le rôle dévolu à l’Etat n’est pas neutre dans ces décisions.

En effet, dans le système capitaliste qui se dit soumis à la loi du marché, il y a quelque chose qui n’est pas dit : **les patrons vont laisser à la communauté le soin de payer tout ce qui n’est pas rentable **(l’infrastructure des routes, le système de santé, le système d’éducation etc…).

C’est donc bien plus économique pour le patron ! On socialise le déficit, on privatise le bénéfice !

Voilà le raisonnement, brut, cynique, violent : l’homme salarié est la version économiquement viable que le patronat a trouvé pour l’esclavage encore moins cher !

En travaillant, nous collaborons à notre propre soumission au système. 

Pourtant les activités humaines sont nécessaires. C’est à cela qu’il faut réfléchir. 

Le mot TRAVAIL est donc un mot piégé. Pour la plupart d’entre nous, il permet de confondre habilement l’utilité de l’activité et de cacher l’oppression capitaliste et l’exploitation humaine.

Il faut donc cesser de se battre pour le travail, comme par exemple les directions syndicales de gauche, cela revient juste à négocier la longueur de la chaîne. Il faut supprimer la chaîne. 

Récupérer une activité dans le réel, utile à l’humain, au commun, pratiquée dans la dignité, qui permet de retrouver indépendance, autonomie et connaissance. 

De sortir de la croyance qu’on s’occupe de nous ! Pour juste réellement nous occuper nous-même, de nous !

Il faut éradiquer cet esclavage moderne appelé à tort travail pour enfin retrouver la dignité de l’activité humaine, la satisfaction d’avoir un rôle utile à la communauté.

Prendre conscience de la dangerosité du mot travail, pour le remplacer par faire, activité, labeur… Qui nous forcera à décoloniser nos esprits des siècles de mensonges. à distinguer la chaîne du capitalisme de l’activité libre, consentie et émancipatrice !

Alors bien sûr on peut difficilement sortir du monde salarié du jours au lendemain. Retrouvé l’autonomie est le combat d’une vie, autant que de comprendre que la vraie utopie est le monde dans lequel nous vivons. Mettre cette utopie à terre implique d’être encore dans le système. De chercher toutes les possibilités pour s’autonomiser et de transmettre ce virus au plus grand nombre.