La France ne marche pas, elle titube

Le 65ème samedi de marche contre « Le régime en marche », ajouté aux diverses grèves et autres manifestations « sauvages » semble indiquer un fort taux de mécontents en France.

Les dénominations fleurissent : ultras jaunes, black blocs, blouses roses, bonnets verts … comme si les mettre en boîtes, pouvaient les catégoriser.

Les « spécialistes », nommés par le ministère de la propagande, répètent inexorablement aux derniers auditeurs ou lecteurs des médias-oligarchiques, qui veulent bien l’entendre : de quoi se plaignent-ils ? Nous contrôlons la situation ! L’ennemi est le pauvre ! Nous vivons en démocratie !

Quid du pouvoir d’achat, du prix du carburant, des grèves du personnel de santé, du mal être des soldats du feu, de l’état des bourses des Français, de l’état de leurs garde-manger, de la pollution des eaux des sols et de l’air ?

Le tourbillon de nouvelles répétées en boucle pour être ensuite plus vite noyées sous les vagues suivantes donne en effet l’impression d’un immense brassage. On en parle, on en parle, donnant l’impression de s’y attarder et de s’en préoccuper et on passe à la suite, sans qu’aucune réponse ne soit donnée.

Réellement ? Non, car des réponses sont apportées :

  •     à l’imparfait : « nous avons consulté les syndicats », « nous avons rencontré le directeur de… », « le/la ministre s’est déplacé.e pour rencontrer X… », « une commission a planché sur le problème durant de longues semaines » etc.
  •     au futur : « un amendement sera voté », « ce nouveau règlement entrera en vigueur », « l’agenda du gouvernement a prévu de statuer prochainement », « le problème devrait être résolu dans les mois qui viennent », « la réforme sera appliquée dès l’année prochaine »…

Pourquoi alors, les Français ressentent cette impression persistante de décalage total entre la communication du gouvernement avec ces médias oligarchiques et ce qu’ils voient devant leurs fenêtres ?

Serait-ce parce que l’on parle de tout sauf du ressenti de la majorité silencieuse ?