Quelle idée de créer un journal, en ces temps troublés ?
L’accélération des événements, la radicalisation d’un gouvernement sourd à toute discussion et à toute attente créent les conditions d’une prise de conscience, et la nécessité d’une prise de position. Face à la radicalité d’un pouvoir qui se prétend légitime de gouverner contre sa population, informer, témoigner, expliquer, faire réfléchir devient un devoir.
Impossible de rester muet, impossible de ne pas rendre compte de ce que nous voyons dans les assemblées, dans les rassemblements, impossible de laisser sans voix, ceux qui ne demandent qu’à vivre dignement. 
Face à eux, la caste des dirigeants agit comme une classe de privilégiés. Ils ont fait sécession du reste de la population qu’ils trompent, exploitent et réduisent au silence. Car cette oligarchie corrompue travaille seulement pour maintenir ses privilèges : l’argent et le pouvoir ! Et là où le capital et le pouvoir prospèrent, l’humanité s’éteint. 
Afin de mener cette lutte inégale, on ne peut se contenter de demi-mesures, de concessions ou de tergiversations. Il s’agit d’une lutte terrible, violente, impitoyable, une guerre qui tait son nom. Tous les coups sont permis et l’adversaire ne s’embarrasse pas de morale : la victoire sera brutale et bestiale, la loi du plus fort.
Face à cette animalité déguisée sous les costumes chics et le langage habile du technocrate, il nous appartient à tous de choisir un camp : celui de la résistance ou de celui de l’inaction et de l’ignorance volontaire, aveuglés par les plaisirs d’un confort matériel aussi superficiel, qu’éphémère. Car si pour certains, rien ne semble avoir changé dans leur quotidien, d’autres se rendent compte de la réduction progressive et drastique des libertés, qui peut préluder à l’ouverture de nouveaux camps ! 
Nous n’entrerons pas dans la nuit sans combattre ! Quoi qu’il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas !